L'Université Catholique d'Ukraine, un nouveau modèle d'université
L'Université Catholique d'Ukraine est la seule université catholique
sur tout le territoire de l'ex-URSS, c'est-à-dire, comme on disait
autrefois, sur 1/6 e des terres émergées. Il se pourrait bien
cependant que son importance soit plus spirituelle que géographique.
Ses fondateurs en effet avaient une représentation originale, trinitaire,
de l'universalité de la connaissance. Et la victoire sur les idéologies
sanglantes du XXe siècle par les héritiers de cette vision
nouvelle du savoir a rendu possible aujourd'hui le développement d'une
nouvelle forme d'université chrétienne. L'objectif est annoncé avec
la foi de ceux qui déplacent les montagnes : devenir une communauté académique
vivant dans le monde à l'image de la Trinité divine.
Il y a plusieurs façons de comprendre l'universalité de l'université. [1] Les
magistri de Bologne vers 1150, ou de la Sorbonne vers 1200, l'ont comprise
comme la communauté du savoir, indépendante du pouvoir politique,
formée par la corporation des étudiants et des enseignants. Les
philosophes allemands du XIXe siècle l'ont envisagé, à la
suite de Hegel, comme l'espace dans la nation où se manifeste l'esprit
critique et l'unité des différentes disciplines de la connaissance.
En France, l'élitisme républicain a visé avec Louis Liard
en 1880 à faire surgir dans la masse le petit nombre de ceux qui pourront
consacrer leur vie à la science, vrai lieu de la clarté rationnelle.
Eliot, les fondateurs de Harvard et des premières universités
américaines, firent au même moment le choix du professionalisme
en associant au modèle traditionnel britannique du collège d'arts
libéraux l'institution de recherche de type allemand.
Le modèle oriental de l'université
Il est d'usage de considérer que la première proto-université en
terre slave fut l'établissement d'enseignement fondé en 1632
sur la base de la confrérie de la Théophanie par Petro Mohyla
(1596-1647), l'archimandrite de la Laure des Grottes de Kiev, un ancien membre
de la confrérie orthodoxe de Lviv. Mais en 1635 le roi polonais Ladislas
IV interdisit l'enseignement de la théologie, discipline considérée
comme trop dangereuse entre des mains orthodoxes. Le collège fut transformé en
Académie seulement en 1689-1701 après que l'Eglise orthodoxe
de Kiev ait été subordonnée au patriarche de Moscou et
non plus à celui de Constantinople. Jouant un rôle important pour
les uns (N. Iakovenko), ou catastrophique pour les autres (G. Florovski), dans
l'introduction des idées occidentales en Russie, l'Académie forma
très vite de nombreux spirituels (P. Velitchkovskij), savants (G. Skovoroda)
et cadres (T. Prokopovitch) de l'Empire russe. La plupart des grandes universités
slaves (Lomonossov à Moscou) furent créées sur son modèle.
On sait que l'enseignement dispensé partiellement en latin à l'Académie
s'inspirait du modèle des collèges jésuites. En dépit
de l'importance de cette institution, l'état actuel des recherches sur
le collège Mohyla de Kiev ne permet pas cependant de répondre
unanimement à la question de la spécificité de la vision
slave ou orthodoxe de l'universalité. [2]
Le temps présent, à savoir le profond bouleversement des universités
en ex-URSS depuis 15 ans, donne de nouvelles pistes de recherche. Tandis que
les grandes universités (MGOU à Moscou, Chevchenko à Kiev)
continuent à développer l'idéal allemand du savoir reçu
en héritage par l'URSS en 1917, de nouvelles universités pionnières
(l'Université d'Etat en Sciences Humaines à Moscou, l'Université européenne à Saint
Pétersbourg, l'Académie Mohyla à Kiev) se tournent spontanément
depuis 1991 vers une synthèse, entre professionnalisme et élitisme,
des modèles occidentaux. Le principal phénomène en ex-URSS
est cependant l'émergence de nouvelles universités privées,
réunissant, par exemple en Ukraine, plus d'un tiers de la population étudiante.
La plupart sont des entreprises commerciales tournées vers le marché du
travail, devenu le seul authentique vérificateur des poids et mesures.
Il est cependant, en ex-URSS, un établissement d'enseignement supérieur
qui revendique son enracinement à la fois dans la représentation
nationale de la Sagesse et dans la tradition européenne de l' universitas
. Il s'agit de l'Université Catholique d'Ukraine située à Lviv,
capitale de la Galicie. [3]
Elle fut créée en février 1928 à Lviv (Léopol,
Lwow, Lemberg) par André Szeptitzki (1865-1944), qui n'était
pas seulement le métropolite de l'Eglise gréco-catholique mais
aussi le chef d'Etat officieux de l'Ukraine Occidentale, oubliée par
le Traité de Versailles et passée sous protectorat polonais.
En continuité spirituelle avec le Collège fondé trois
siècles plus tôt par Mohyla, Szeptitzki la désigna du nom
d'Académie de théologie de Lviv. En réalité cet établissement
n'était pas destiné seulement à donner une formation théologique
et pastorale aux futurs prêtres de l'Eglise. Les séminaires, comme
le Barbareum à Lviv, fonctionnaient très bien depuis qu'en 1772
l'empereur d'Autriche-Hongrie, passé maître en Galicie, avait
vu tout l'intérêt géo-stratégique de cette Eglise
slave unie à Rome. L'objectif de Szeptitzki était aussi bien
sûr de vouloir contribuer au renouveau de la culture et de la nation
ukrainienne en conférant des grades universitaires, ce qui fut empêché bien évidemment
par le gouvernement polonais. D'autres cependant y contribuaient efficacement
comme l'historien Mihailo Hruchevsky, professeur à l'université nationale
de Lviv avant 1914, devenu premier président de la Rada ukrainienne
en 1917, et contraint à l'émigration deux ans plus tard. C'est
pourquoi la principale visée du métropolite n'était pas
seulement pratique et professionnelle ou politique et nationale. Elle était
avant tout spirituelle et sapientielle.
La vision d'une tradition
En choisissant, comme symbole de l'Académie, l'icône novgorodienne
de la Sagesse de Dieu, figure biblique qui apparaît dans le livre des
Proverbes dès la création du monde auprès de Dieu, le
métropolite André Szeptitzki a eu d'emblée le désir
d'ancrer son université dans une vision orthodoxe de la connaissance.
Sur cette icône, l'Ange de la Sagesse, assis sur son trône, entouré de
la Vierge, des anges et du Précurseur, annonce la bonne nouvelle du
Royaume de Dieu sur la terre comme unité personnelle des trois hypostases
de la Trinité. La cathédrale sainte Sophie à Novgorod
où se trouvait cette icône fut fondée par le prince Vladimir
en 1045 et consacrée en 1052. L'icône de la dédicace est
probablement contemporaine de la cathédrale. En 1542, la chronique donne
une information directe sur cette icône : ‘La Sagesse de Dieu a
pardonné à une femme qui avait les yeux malades.' [4]
L'historiographie traditionnelle de la civilisation slave a souffert, on s'en
rend compte aujourd'hui, [5] d'un russocentrisme
lié à la vision impériale des tsars de la Moscovie depuis
Ivan le Terrible. C'est un historien russe cependant qui le premier a rappelé l'importance
capitale de la vision sophianique du monde de la Rus' avant les Temps Modernes, à Kiev,
mais aussi à Iaroslav et à Novgorod.
Dans son chapitre ‘La République de Sainte Sophie', Fedotov montre
que cette représentation architecturale et icônique de la Sagesse était également
politique et eschatologique, tout du moins entre le XIe et le XVe siècles.
Peu après le baptême des Rusyn dans le Dniepr en 988, sur un territoire
gigantesque couvrant toute la Russie du Nord, de Pskov à Ladoga, s'est
constituée une république de type démocratique, confiant
le pouvoir militaire au prince (dont le plus célèbre est le vainqueur
des chevaliers teutoniques saint Alexandre Nevski) et le pouvoir spirituel,
c'est à dire politique, décisionnel, au métropolite. Mais
le détenteur de l'autorité suprême était Sainte
Sophie elle-même. ‘Sainte Sophie, écrit Fedotov, n'était
pas seulement le nom de tout un territoire appartenant à l'Eglise de
Novgorod comme l'exprime la formule ‘L'Eglise Sainte, Catholique et Apostolique
de Sainte Sophie' ; c'était le nom même de la République.
En son nom étaient écrits traités et chartes ; les
princes et les personnalités officielles lui déclaraient allégeance.' [6]
On retrouve dès les origines du christianisme orthodoxe en terre slave
cette vision originale de la Sagesse de Dieu, sous forme d'orante, à la
fois Eglise et Mère de Dieu, en terres kiéviennes et moscovites.
On ne saurait sous-estimer l'importance de cette représentation originale,
féminine, protectrice de la Sagesse de Dieu, comme émancipée
de la seule figure du Christ, selon la vision majeure qu'en avait l'apôtre
Paul et la civilisation grecque-byzantine. Tout le renouveau de la pensée
religieuse orthodoxe aux XIX-XXe siècles, de Vladimir Soloviev au métropolite
Szeptitzki, qui avait rencontré le philosophe russe et se considérait
comme son disciple, s'appuie sur cette intuition mystique, plus liturgique
que rhétorique, de l' epignosis , de la vraie gnose, de l'ortho-doxie.
C'est cette expérience d'une connaissance intégrale, symbolique
et personnelle qui a rendu possible la compréhension chez Paul Evdokimov
de la culture comme icône du Royaume, et la vision par André Szeptitzki
de l'université comme communauté catholique, kat'holon , selon
le tout de la Gloire trinitaire.
L'héritage de la modernité
William Visser't Hooft, premier secrétaire général du
Conseil Œcuménique des Eglises, a montré que l'histoire de l'université fut
aussi celle du conflit entre deux sources de légitimité, celle
de l'évêque et celle du docteur, ainsi que l'a illustré dès
l'époque apostolique le désaccord, surmonté à Antioche,
entre Pierre et Paul. C'est pourquoi la Réforme, de Luther à Calvin,
fut un mouvement dirigé avant tout contre la schlérose de l'université,
héritière du magistère des docteurs. Parce que la connaissance
est spirituelle, ancrée dans les Ecritures et tournée vers les
personnes, la chaire de Paul devait être différente de celle de
Pierre. [7]
Szeptitzki a tiré les conséquences de ce renouveau spirituel
et culturel. Il fonda en même temps que l'Académie une Société de
Théologie ainsi que la revue Bohoslovija , revue trimestrielle de haut
niveau scientifique confiée au père Joseph Slipyj (1892-1984),
agrégé à la Grégorienne de Rome et futur successeur
du métropolite. L'Académie voulait ainsi tirer le meilleur de
l'expérience européenne du savoir synthétisé en
trivium et en quadrivium, et de la connaissance critique. Dans la tradition
gréco-latine de l'enseignement, toutes les branches du savoir ecclésiastique étaient
représentées dans le cursus. Et selon l'héritage moderne
et allemand, il existait des ‘séminaires' pour des matières spéciales
avec des exercices pratiques où l'on puisait dans plusieurs bibliothèques
spécialisées. Mais surtout l'originalité était
ailleurs. Voici ce qu'écrivait Cyrille Korolevskij au sujet de la vision œcuménique
du savoir du métropolite :
‘L'Université de Léopol, depuis la guerre civile polono-ukrainienne, était
entièrement polonisée, et, du point de vue ecclésiastique,
latine. Pour des clercs orientaux, surtout s'ils voulaient attirer les dissidents,
il fallait un centre d'études supérieures dans lequel on aurait
enseigné la théologie comparée des deux confessions, exposée
d'une manière particulière d'après les Pères Grecs
sans pour cela négliger les grands scolastiques occidentaux et prenant
pour base l'enseignement de saint Thomas d'Aquin, si apprécié durant
le Moyen Age byzantin, comme en font foi les traductions grecques de Démétrius
Cydonès. A cet enseignement de la théologie comparée devait
s'ajouter celui de l'histoire ecclésiastique orientale, du droit canonique
oriental, de la langue staroslave au point de vue philologique, de l'exégèse
biblique basée sur la version slave comparée avec la grecque
et la latine, ainsi qu'avec l'hébreu : toutes choses que l'université de
Léopol ne pouvait pas donner et n'avait d'ailleurs aucune intention
de donner.' [8]
Le temps des martyrs
Vinrent alors, dès 1939, la guerre, les persécutions soviétiques
en 1939 puis allemandes en 1941, l'anéantissement de l'Eglise gréco-catholique
par Staline, la douleur suscitée par l'accord tacite de l'Eglise russe à sa
politique de ré-union forcée des ‘uniates' au patriarcat de Moscou.
Or l'Eglise gréco-catholique, née en 1596 à Brest, à l'initiative
de la majorité des évêques orthodoxes de l'Eglise de Kiev
n'était pas principalement, on le sait aujourd'hui, le fruit du prosélytisme
latin. Les documents de l'époque montrent en effet que Rome fut la première
réticente aux initiatives kiéviennes. [9] Comme
l'a montré le père Borys Gudziak, l'Eglise grecque-catholique
d'Ukraine est surtout fille des Temps Modernes, du concile de Florence, de
la volonté de Réforme et de Contre Réforme répandu
partout en Europe non islamique, de l'incapacité aussi du patriarche
de Constantinople à soutenir les Eglises slaves après la création
de l'Etat polono-lituanien en 1569.
Le 11 avril 1945, lors de l'arrestation de Joseph Slipyj, nouveau recteur
de l'Académie de Théologie de Lviv, et Archevêque majeur
de l'Eglise gréco-catholique, le temps n'était pas à la
recherche scientifique et à l'analyse du bien-fondé de l'émancipation
d'une Eglise unie à Rome de tradition orientale. Un an après,
en mars 46, lors de la liquidation de l'Eglise gréco-catholique au pseudo
concile de Lviv, tenu sans aucun évêque, Winston Churchill prononçait
son célèbre discours de Fulton annonçant le début
de la guerre froide et l'avènement d'une muraille de fer de part en
part de l'Europe. Comme l'écrit Borys Gudziak, depuis 1946, l'Eglise
gréco-catholique d'Ukraine n'a pas été seulement la plus
importante communauté religieuse interdite dans le monde, elle a été aussi
la plus importante structure sociale basée en Ukraine capable de résister
efficacement à l'establishment officiel soviétique. ‘ En fait, écrit-il,
pendant plus d'un demi siècle, elle a constitué l'institution
numériquement la plus nombreuse d'opposition interne et systématique
au gouvernement en URSS.'
Pourtant l'idéal sophianique du métropolite Szeptitski et de
toute la nation ukrainienne a tenu bon. Voici ce qu'écrivait de prison,
au cours de l'hiver 1961, après 15 ans de camps sibériens, Joseph
Slipyj que les fidèles de l'Eglise des catacombes considèrent
comme leur patriarche :
‘ Combien est bénéfique la Sibérie pour nous tous, pour
les disciples du Christ, pour la vie et la croissance du Royaume du Christ !
Ce qui était autrefois un désert est aujourd'hui trempé par
la sueur et le sang des enchaînés, des fils invincibles de la
patrie asservie. Sur cette terre étrangère, emprisonnée
dans la neige et la glace, ne résonnent pas seulement des jurons et
des lamentations, mais aussi des paroles, calmes et sincères, adressées
au Très Haut…' [10]
L'académie de théologie a payé cher néanmoins
son intimité avec l'Ange de la Sagesse. Plusieurs dizaines de ses enseignants
et de ses étudiants ont péri. Certains ont été béatifiés
en 2001 comme les pères Konrad et Ichtchak. Le père Mykola Konrad,
né en 1876, était le fondateur du premier mouvement de jeunesse
catholique Obnova en 1929, et un des professeurs les plus populaires de l'Académie.
Dès le 26 juin 1941, dans une forêt près de Lviv, alors
qu'il allait porter les saints sacrements à une malade, ce que tous
lui déconseillaient, il est surpris par un agent du NKVD soviétique,
torturé puis exécuté. Le père Andrei Ichtchak (1887-1941),
quant à lui, était docteur en théologie et professeur
de droit canon. Au moment de l'invasion allemande, quant d'autres pensaient
déjà à une Ukraine nazie, il est resté tout simplement
dans sa paroisse à Sykhiv (Lviv), auprès de ses fidèles.
Il fut exécuté à l'aube.
La fidélité à/de Pierre
A sa libération du Goulag en janvier 1963, obtenue chèrement
par Jean XXIII pendant le concile de Vatican II, le patriarche Slipyj, après
18 ans passé en Goulag, a pris six mois de réflexion. Mais en
novembre, à plus de 71 ans, il annonça sa double décision :
recréer l'Académie de théologie de Lviv, en lui donnant
le nom d'Université catholique ukrainienne, et construire une cathédrale
dédiée à …la Sagesse de Dieu.
C'est à Rome, dans cette université, à l'ombre de la
Sagesse, que se formèrent dans les années 1980 deux fils de la
diaspora ukrainienne. Le père Mihail Dymyd devint le premier recteur
de l'Académie de théologie de Lviv reconstituée en 1994
dans la nouvelle Ukraine indépendante. Le père Borys Gudziak,
devint quant à lui le premier recteur de l'Université Catholique
d'Ukraine, constituée, après la bénédiction accordée
par le pape Jean Paul II en juin 2001, sur la base de l'Académie de
théologie de Lviv et du séminaire du Saint Esprit de Rudno. En
novembre 2003, les deux amis sont retournés à Rome accompagnés
du Conseil scientifique de l'Université (auquel appartient en particulier
M. Vakartchuk, le recteur orthodoxe de l'Université d'Etat de Lviv).
Là, italiens et ukrainiens ont convenu, en hommage au dynamisme de la
jeune Eglise ukrainienne, mais aussi en signe de reconnaissance à la
fidélité du Saint Siège, que l'Université de Lviv
prendrait désormais soin de sa filiale romaine.
Enracinée dans une vision orthodoxe et sophianique du monde, située
dans une filiation avec l'université européenne réformée,
ayant traversé le feu de la persécution et du témoignage,
et ayant éprouvé la fidélité du Serviteur des serviteurs
de Dieu, l'Université catholique d'Ukraine se tourne aujourd'hui vers
l'avenir.
Face à ce nouveau Moyen Age prophétisé par Berdiaev,
dans cet ‘espace post-soviétique' recouvert en quinze ans d'un manteau
blanc d'églises, modestement mais avec certitude, cette université,
refondée avec le XXIe siècle, est consciente de pouvoir apporter
sa contribution à l'annonce de la Bonne Nouvelle du Royaume. En même
temps qu'elle a défini sa mission dans sa charte en 2003, l'Université Catholique
d'Ukraine a synthétisé son héritage œcuménique
et historique en se définissant comme une ‘communauté académique
ouverte, vivant dans la tradition chrétienne orientale, et formant pour
le service, en Ukraine et à l'étranger, des acteurs sociaux et
des professionnels, au nom de la Gloire de Dieu, du bien de la communauté des
hommes, et de la dignité humaine'.
Une telle profession de foi a trois conséquences très pratiques :
l'apprentissage d'une connaissance vraie, rend possible un engagement confiant
dans le monde, et permet d'être ‘tout à tous'.
[1] Luc Ferry, Les révolutions
de l'université , Paris, Calmann Lévy, 1995.
[2] Natalia Iakovenko, ‘L'enseignement latin
et ‘l'humanisme scolaire' en Ukraine à la fin du XVIe siècle-moitié du
XVIIe siècle', Duhovna Spadchina Kiivskoi Russi , n°1,
Odessa, 1997, pp. 5-16 (en ukrainien) ; Marina Tkatchuk, La philosophie
académique kiévienne XIXes-XXes ., Kiev, TS.P.F., 2000.(en
ukrainien) ; cf en français la présentation du collège
de Mohyla par A. Kniazev, L'Institut saint Serge , Paris, Beauchesne,
1974, p. 13.
[3]Identichnist' i Missia Ukrainskovo
Katolitskovo Universitetu , Lviv, UCU, 2003
[4] Cité par P. Florensky, La
colonne et le fondement de la vérité , Moscou, Put', 1911 ;
Lausanne, Paris ; L'Age d'Homme, 1975, p.241.
[5] Georges Nivat éd., Ukraine,
renaissance d'un mythe national , Actes, Genève, Univ. de Genève,
2000.
[6]Georges Fedotov, The Russian Religious
Mind, vol 2, The Middle Ages, the 13 th to the 15 th centuries ,
Belmont, Nordland, 1975, p.191.
[9] On trouvera une bibliographie complète
des travaux récents dans Borys Gudziak, Crisis and Reform, The Kyivan
metropolitanate, the Patriarchate of Constantinople, and the Genesis of the
Union of Brest , Cambridge, Harvard Univ. Press, 1998.
[10] Brochure sur les martyrs béatifiés
en juin 2001, Lviv, Institut d'histoire de l'Eglise, 2001.